Sexualité féminine

La sexualité féminine est une thématique de la sexualité humaine qui étudie la sexualité de la femme. La sexualité féminine regroupe de nombreux domaines, aspects physiologiques, psychologiques, sociaux, culturels, politiques et religieux.



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Sexualité - Femme


Odalisque de Boucher, 1740

La sexualité féminine est une thématique de la sexualité humaine qui étudie la sexualité de la femme. La sexualité féminine regroupe de nombreux domaines, aspects physiologiques, psychologiques, sociaux, culturels, politiques et religieux.

Normes sociales

Ces dimensions de la sexualité féminine ont aussi été pensées et rédigées selon des principes d'ordre éthique, moral ou théologique, qui doivent naturellement être pris en compte.

Toutes les cultures ont présenté explicitement ou implicitement leurs points de vue sur la sexualité féminine, et ont quelquefois édicté des règles légales concernant le comportement sexuel des femmes. Cette vision change à travers le temps, mais les conséquences (image du corps, personnalité, Rapports sociaux, rôles de genre…) sont toujours importantes tant au niveau individuel que social.

Dans nombre de cultures, des personnes considèrent qu'une femme doit être fidèle et le fait qu'une femme veuille séduire les hommes peut génèrer de la médisance, voir dans certains pays, des sanctions plus fortes.

Dans les pays occidentaux, depuis à peu près les années 1970, la liberté de la femme s'est vu consacrée. En pratique, il est beaucoup admis qu'une femme refasse sa vie avec un autre homme suite à une rupture. Cependant le fait qu'une femme ait des relations avec plusieurs hommes dans un laps de temps réduit est tout comme la prostitution connoté négativement ce qui se manifeste par des ragots. Ceci est cependant beaucoup accepté dans les milieux échangistes.

Dans les années 1990-2000 une certaine tolérance aux relations entre femmes s'installe.

La théorie psychanalytique

La théorie freudienne

Bien que la théorie psychanalytique freudienne se soit élaborée à partir d'analyses de femmes, Freud n'a abordé que particulièrement tard, dans ses élaboarations théoriques, la sexualité féminine comme telle dans ses rédigés. Au début il se référait en particulier à celle du garçon et de l'homme à travers sa conception du complexe d'Œdipe. Freud envisage en effet la sexualité infantile comme ayant le même tronc commun, un tronc commun masculin : la fillette se comporte dans un premier temps comme un petit homme vis-à-vis de sa mère. C'est ce qu'il décrit comme étant la phase phallique de la petite fille. Freud définira alors cette phase phallique comme étant le pré-Œdipe féminin, une "civilisation archäique".

Freud présume à l'origine que l'objet d'amour pour le garçon et la fille sont les mêmes : la mère. En effet, les investissements libidinaux s'étayent sur les besoins physiologiques, la recherche du plaisir dépassant ensuite la recherche de satisfaction instinctive. La mère, qui apporte les soins à cette période de la vie, à travers la tétée (fondement du stade oral), l'apprentissage de la propreté (fondement du stade anal) est par conséquent le premier objet d'amour des enfants des deux sexes. Dans la théorie freudienne, le père est s'il est assez absent à ce stade de la vie psychique infantile, sauf comme objet rival dans l'amour de la mère, est aussi à la source, selon le mythe de Totem et Tabou, des fondements de la civilisation.

Si le petit garçon conserve cette orientation objectale au cours des stades suivants, stade phallique et complexe d'Œdipe, prototype des objets investis ultérieurement dans sa vie amoureuse et sexuelle, la théorie freudienne suppose que la petite fille devra elle effectuer un changement d'objet, et passer de la mère au père. Le développement psychique de la petite fille serait par conséquent marqué par une rupture au niveau libidinal, tandis que le développement masculin resterait en continuité.

Les éléments explicites sont assez contradictoires, il existe plusieurs manières d'envisager comment cette rupture s'organise et pourquoi.

Le détournement de la mère au père

Dans sa conception de l'envie du pénis, Freud postule chez la fillette une frustration due à l'absence chez elle de pénis : la découverte fortuite de son sexe et la comparaison avec celui des garçons serait vécue comme une dépossession et une castration effective. Freud en effet pense que la fillette ne dispose pas de sensations internes lui permettant d'acquérir la connaissance de son propre sexe : les sensations vaginales seraient inexistantes, tandis qu'au même moment le garçon découvrirait les sensations de son propre sexe (au moment de ce qu'il appelle le stade phallique).

Si quoique si le garçon a un sexe à investir, par lequel rechercher le plaisir, la fillette n'a rien, son plaisir restant infantile, en relation avec la miction et les sensations clitoridiennes. Le clitoris serait d'ailleurs pour Freud l'équivalent féminin du pénis masculin, dans la continuité de sa conception de la fille comme garçon au sexe tronqué : la sexualité de la fillette est par conséquent masculine.

Selon Freud effectivement, l'investissement du clitoris comme lieu de plaisir est signe d'immaturité psychique et sexuelle : seul l'investissement du vagin, survenant à la puberté, est le signe d'une sexualité adulte.

Ainsi, le développement de la fillette est conditionné par le changement objectal de la mère au père, mais également le changement de zone libidinale privilégiée, du clitoris au vagin.

Cette double rupture signe par conséquent la phase œdipienne pour la fillette.

Après le complexe de castration

C'est par conséquent cette expérience de la castration et son corollaire l'envie du pénis qui selon Freud fait entrer la fillette dans le complexe d'Œdipe, avec l'investissement du père et le rejet de la mère. C'est le père en effet qui est désormais porteur du phallus.

Freud envisage à partir de ce moment trois développements envisageables pour la fille et future femme :

L'importance du pré-œdipe féminin

Dans les dernières années de l'élaboration freudienne, aidé en cela par des analystes femmes, telles Ruth Mack Brunswick, Jeanne Lampl de Groot, Freud accorde énormément d'importance à ce qu'il nomme le pré-œdipe féminin, c'est-à-dire un lien spécifiquement fort et tenace à la mère. Néanmoins, il est dans le destin féminin de changer d'objet et de transférer son amour pour la mère au père, puis à un autre homme. C'est là peut-être le point faible de la théorie freudienne, pour lui, la petite fille se réfugie dans l'Œdipe comme dans un port. Or il convient, que comme l'ensemble des bons marins elle puisse prendre un jour la mer, en compagnie d'un homme, d'un autre homme que son père. Freud rédigé comment pour la petite fille elle entre dans l'Œdipe, mais reste dans le flou quant à la façon dont elle en sort. Le complexe de castration n'étant pas le même pour la fille et pour le garçon, elle n'a en effet pas la crainte de perdre ce que de toute façon elle n'a jamais eu, l'angoisse de castration ne jouerait chez elle que peu de rôle à la phase œdipienne pour l'aider à sortir de l'Œdipe. L'interdit y est moins marqué par conséquent, car elle ne risque pas d'y perdre l'organe, de se le faire couper, ce qui est la crainte du petit mâle, par contre cette angoisse devant le Surmoi prend plutôt la forme de l'angoisse de ne plus être aimée, l'angoisse de la perte de l'amour. (rubrique à compléter pour y mettre l'ensemble des références de textes qui manquent pour étayer ces développements)

Critiques et théories différentes

Jacques André fait remarquer que la théorie de Freud au sujet de la sexualité féminine est étrangement identique aux théories sexuelles infantiles découverte par les enfants pour rendre compte de la différence des sexes (voir sexualité infantile). En effet, le texte freudien suit à la lettre ces inventions infantiles, ce qui fait dire à J. André : «la théorie freudienne est moins une théorie de la sexualité féminine qu'elle n'est elle-même une théorie sexuelle.». On peut à la suite ajouter qu'il s'agit d'une théorie sexuelle virile car elle prend pour norme le masculin et pour relatif inférieur le féminin, inégalité de considération des êtres humains qui correspond idéalement aux justifications aristotéliciennes du statut inférieur des femmes dans la société.

On peut aussi faire remarquer l'absence de l'intersubjectivité dans la théorie freudienne : l'ensemble des mouvements libidinaux et psychiques infantiles prennent leur source dans l'enfant lui-même, sans allusion aux parents ainsi qu'aux interactions entre parent et enfant. Cette absence d'intersubjectivité est en fait une option épistémologique et politique : le réductionnisme à l'œuvre autorise Freud ainsi qu'à toute théorie psychanalytique de rejeter l'ensemble des processus politiques, sociaux, historiques à l'œuvre dans les subjectivités pour faire passer des stigmates de l'oppression (comme le sentiment d'infériorité de race des femmes et le sentiment de supériorité de race des hommes) pour des faits de nature humaine ("envie du pénis" et angoisse d'être une fille, c'est-à-dire castré ne sont plus pour Freud le signe d'un ordre social qui hiérarchise les sexes comme les races au temps du colonialisme).

Karl Abraham

Karl Abraham s'interroge sur la théorie freudienne au sujet de la clinique et du traitement des troubles de la sexualité féminine : en effet, quel que soit le symptôme (frigidité, vaginisme... ) l'unique étiologie invoquée est un refus inconscient de désinvestir le clitoris et par conséquent la sexualité masculine pour céder la place à l'investissement du vagin.

Karen Horney

Karen Horney s'inscrit en contradiction avec la théorie freudienne, en cela qu'elle présume une connaissance inconsciente, innée, de l'existence du vagin, que Freud tient pour ignoré par la fillette. Elle suppose au contraire que le vagin est connu et investi dès l'enfance, et est le support des motions œdipiennes envers le père.

Elle considère alors la masculinité de la sexualité féminine et l'envie du pénis comme des formations défensives visant à nier l'existence du vagin : à partir de la clinique des fantasmes féminins, elle pense que le vagin est source d'angoisse pour la fillette, qui voit le pénis comme géant et destructeur de l'intérieur du corps, source de blessures internes.

Mélanie Klein

Mélanie Klein dans ses théories considère en particulier l'internalité plutôt que l'externalité : ainsi le sein n'est pas tant source en lui-même de frustration et de tendresse que le désir infini de l'enfant et sa propre haine. La genèse de la sexualité pour Klein est complètement différente de celle de Freud, en ceci qu'elle considère que l'originaire sexuel est féminin et non masculin comme le pensait Freud.

La fillette se détournerait par conséquent du sein maternel frustrant pour investir le pénis paternel (tous deux envisagés comme objets partiels), en un temps bien plus précoce que ne le situe Freud, dans la mesure où il fait appel à l'oralité. Le glissement s'opèrerait par conséquent entre sein et pénis d'une part, et bouche et vagin d'autre part.

Klein rejoint par conséquent Freud sur un point : l'investissement du père a comme origine un rejet de la mère. Cependant, elle s'en écarte en affirmant une primauté de l'oralité sur le phallique, un mouvement premier de réception/incorporation.

C'est par conséquent alors le garçon qui subit une discontinuité dans son développement psychique, devant passer d'un mode libidinal oral et réceptif à un mode phallique et actif, dans un mouvement de pénétration.

La sexualité féminine ultérieure, adulte, sera déterminée selon Mélanie Klein par la qualité bonne ou mauvaise du pénis incorporé : comme il a un bon sein et un mauvais sein, il y a un bon pénis et un mauvais pénis. L'incoporation du mauvais pénis serait l'explication du masochisme féminin.

La critique féministe

Les critiques féministes datent du temps de Freud lui-même, et on sait avec quel sentiment de supériorité il a répondu à ces femmes qui déniaient leur soi-disant castration. Une telle arrogance raciste n'a échappé à aucune féministe même si les critiques ne visent pas forcément les mêmes choses. Certaines ont dénoncé l'entreprise de camouflage des exactions sexistes qui a poussé Freud à faire passer les souvenirs de viols pour des fantasmes; énormément ont dénoncé la thèse raciale en quoi consiste la conceptualisation des différences entre les sexes en "la" différence et même en une distinction entre un être normal et un être relatif (castré).

Le livre noir de la psychanalyse ajoute à ces critiques des critiques légitimes quant à la méthodologie ainsi qu'à l'épistémologie datée de Freud et de ses successeurs. Le féminisme matérialiste a reconnu tout savoir comme inséré dans une société aux enjeux politiques divers, et entre autres patriarcaux. La partialité des conclusions des savoirs, et en particulier dans les sciences humaines, fait l'objet d'une critique matérialiste depuis plus de 30 ans. Sur le thème spécifique de la psychanalyse, il faut se référer aux rédigés de Monique Plaza dans ses articles 1) "La même mère", dans Questions féministes no 7, où Monique Plaza explicite les liens entre la théorie et les enjeux politiques de subordination des femmes en critiquant l'une des figures de la misogynie psychanalytique, à savoir "la mère" ; 2) "Pouvoir phallomorphique et psychologie de La femme" dans Questions féministes no 1, où l'auteure critique plus exactement les subtilités lacaniennes de la misogynie freudienne ; 3) "Nos dommages et leurs intérêts" où Plaza critique la version libertaire de la "libération sexuelle" en reprenant des affirmations de Foucault entre autres.

Il y a également l'essai de Monique Plaza : "subtilités lacaniennes et autres subtilisations" qui est une critique précise des procédés psychanalytique de justification de l'ordre politique patriarcal. Pour les tentatives psychanalytiques de réconciliation de la misogynie psychanalytique et du féminisme différentialiste : Sabine Prokhoris dans "Le sexe prescrit", Michel Tort dans "La fin du dogme paternel", où l'auteur critique la religion du père en quoi consiste la théorie psychanalytique sur la question. Il y a également Janine Chasseguet-Smirgel, Luce Irigaray, Julia Kristeva et Joyce McDougall.

Voir phallocentrisme et phallocratie.

Le point de vue sexologique

Historique

Le désir

Biologie

Appareil reproducteur interne de la femme

Au niveau physiologique ce sont des hormones, les œstrogènes et les androgènes, qui développent la libido féminine.

Œstrogènes

Les œstrogènes, hormones essentiellement produites par les ovaires, ont un rôle capital dans la libido de la femme et plus globalement dans sa vie sexuelle. Les œstrogènes agissent sur des neurotransmetteurs dans le cerveau pour créer le désir sexuel. Ils permettent aussi une bonne lubrification vaginale et un flux sanguin constant donnant la possibilité surtout l'érection du clitoris.

Les œstrogènes sont soumis au cycle des menstruations, leurs production est maximale à peu près 14 jours après les règles.

Androgènes

Si les œstrogènes ont une place prépondérante dans la sexualité féminine, ils ne sont pas les seuls nécessaires à la libido féminine. Ainsi, les androgènes (hormones mâles) sont produit en faible quantité par l'ovaire. Cette testostérone produite est indispensable au désir sexuel mais diminue avec l'âge. C'est autour de la vingtaine d'année que le pic de production des androgènes est atteint.

Psychologie

Le plaisir

Articles connexes : Orgasme et Zone érogène.

Le clitoris

Vulve humaine

Le clitoris est un organe sexuel permettant de l'excitation et au plaisir féminin. Quand il est stimulé, il déclenche une ouverture et une lubrification du vagin. Il n'a aucune autre fonction connue. Le clitoris est par conséquent au centre de la sexualité féminine, comme le pénis peut l'être pour l'homme.

En 1960, les études de Masters et Johnson ont mis en valeur le rôle du clitoris dans l'orgasme féminin. Ainsi, près des deux tiers des femmes déclarent que c'est la stimulation du clitoris qui leur procure le plus de plaisir. Des enquêtes récentes montrent qu'environ 80% des femmes ont un orgasme par autostimulation clitoridienne et près de 45% par la stimulation du clitoris par leur partenaire.


Il est bon de préciser que le clitoris ne se limite pas à une zone, le "capuchon", "petit bouton" déclencheur du plaisir féminin. En réalité, il s'agit plus d'une zone diffuse, qui du clitoris en passant par les petites lèvres couvre jusqu'à l'entrée du vagin[1].

Ainsi, il semblerait que la dichotomie orgasme vaginal versus orgasme clitoridien soit bien un leurre, qui loin de permettre une meilleure appréhension de la sexualité féminine, ne tend qu'à brouiller les pistes!

Le vagin

Le vagin est un organe faiblement innervé et malgré la présence de zones plus sensibles il reste générateur de moins de plaisir. «... quoique la pénétration soit une caresse agréable, elle n'est ni indispensable et rarement suffisante pour arriver à l'orgasme.» [2].

L'essentiel du plaisir vaginal de la femme provient de facteurs psychologiques (recherche de fusionnel, procurer du plaisir à l'autre…) et de la maîtrise de son corps [3], surtout les muscles du périnée. Enfin l'éjaculation de l'homme dans le vagin peut procurer du plaisir à la femme[4].

Les études récentes apportent une confirmation des connaissances actuelles des sexologues, uniquement 25 à 30% des femmes ont un orgasme lors d'une pénétration vaginale. Et dans de nombreux cas "l'orgasme vaginal" est en fait déclenché par une excitation indirecte du clitoris par les lèvres internes ou par les racines internes du clitoris qui correspondraient à la zone désignée par «point G».

D'autres zones sensibles sont quelquefois évoquées : le «point A »[5] et le «point U »[6].

L'anus et le rectum

La zone anale peut être source de plaisirs chez les femmes, que ce soit par caresses, anulingus ou sodomie.

Selon les résultats de la dernière grande enquête sur la sexualité des français[7], la sodomie reste une pratique sexuelle minoritaire. On compte 12% de pratiquantes «régulières» chez les femmes âgées de 25 à 49 ans. Cette pratique n'est pas pour tout autant ignorée des plus de 60 ans (puisque 26% des femmes de la soixantaine l'ont déjà expérimenté), mais demeure là aussi une pratique régulière que pour 3, 4% des femmes. Même constatation dans les autres tranches d'âge, avec 28% des femmes de 20-24 ans et 43% de celles de 25-49 ans qui ont expérimenté la sodomie (tandis qu'il n'y a que 12% des pratiquantes régulières). Remarquons aussi l'influence des diplômes puisque on observe un peu plus de pratiquantes anales régulières chez les femmes ayant un CAP, brevet ou BEP (15%) que parmi celles ayant un diplôme supérieur (9, 7%). On remarque enfin que la pénétration anale n'est finalement la pratique préférée que de 1% des femmes et 2 à 6% des femmes ne l'acceptent que pour faire plaisir à leur partenaire.

Autres zones érogènes

Les autres zones du plaisir féminin fluctuent selon les personnes, parmi ces zones on retrouve : les oreilles, la bouche, le cou, les seins, le ventre, les fesses, l'intérieur des cuisses… Ces parties du corps qui ne sont pas dédiées physiologiquement au plaisir peuvent être stimulées par des caresses, des baisers ou la langue. Le plaisir procuré est principalement d'ordre psychologique et permet le développement de l'excitation féminine.

Troubles

Les inhibiteurs de la recapture de sérotonine sont quelquefois évoqués comme d'envisageables facteurs d'hypersensibilité du clitoris et du vagin. Par exemple le Trazodone, un anti-dépresseur réputé pour provoquer certains effets indésirables de priapisme chez les hommes. Dans de rares cas, une malformation artério-veineuse peut aussi être à l'origine d'un afflux sanguin anormal et discontinu vers les parties génitales. [9], [10]

Le point de vue des féministes

Selon certains féministes la sexualité "féminine" serait une expression figée produite par des siècles de monopole patriarcal sur ces questions. Il s'agirait en fait d'une sexualité des femmes, une colonisation des corps des femmes par la sexualité virile (reproductive et hiérarchisante comme le montre l'expression "baiser quelqu'un"). Cette colonisation aurait commencé à prendre fin avec les lois sur l'avortement et la contraception dans les années 1970, mais le chemin est toujours long comme le prouverait le fait que le viol est toujours reconnu dans le registre du "non consentement" de la victime (surtout des femmes) et non pas du "non désir" ce qui supposerait une forme active de la sexualité dans la normalité commune et non une forme passive de "consentement".

Cette colonisation serait une des facettes de l'appropriation matérielle globale des femmes par les hommes en quoi consiste l'oppression sexiste, qui forme les patriarcats en régimes d'exploitation ou alors d'esclavage. Cette appropriation transformerait les femmes en outils de la production (exploitation domestique selon le concept de Christine Delphy), de la reproduction et de la sexualité (dans un rapport de sexage selon le concept de Colette Guillaumin et dans des pratiques de reproduction forcée selon la description de Paola Tabet.

Des restes seraient toujours actuellement visibles : 80 % des tâches domestiques sont toujours actuellement effectuées par les femmes, ce qui formerait l'unique arrangement légal de type esclavagiste en France où une personne bénéficie du travail gratuit d'une autre. En outre ils évoquent le sous-emploi (temps partiel, précaire), la dévalorisation salariale, les ségrégations verticales et horizontales sur le marché du travail et de la formation... et tout cela forme une pression économique qui mettrait en infériorité individuelle énormément de femmes comparé à l'homme avec lequel elle pratiquent leur sexualité. Hiérarchisation synonyme de pression, et pression cohérente avec l'infériorisation permanente diffusée par les médias, les films et le langage (en français, c'est toujours le masculin qui l'emporte).

Dans ce contexte, aucune sexualité des femmes ne saurait être librement exercée, la pression pornographique - montrant des femmes qui désirent être chosifiées, humiliées, seulement pénétrées, assimilables à des objets sexuels et même à des sexes - et la pression libertaire - qui interdirait aux femmes de dire non en les accusant de pudibonderie mais ne donnerait pas les moyens de dire oui, en pratiquant une sexualité androcentrée et en ne mettant aucune structure sociale en place pour apprendre aux femmes leur plaisir, leurs droits à l'intégrité et au non désir aussi quelquefois [tandis que les hommes bénéficient de magazines explicites là dessus qui lient sexualité / sexualité unilatérale virile / réification des femmes].

Références et notes

  1. http ://fr. wikipedia. org/wiki/Clitoris
  2. La sexualité des femmes, F. Magazine, préface de Marie Cardinal, 1980
  3. SEXOANALYTIQUE du prof. Claude Crépault
  4. Sexualité Féminine et Plaisir. Alternative Santé
  5. Six fausses idées sur le plaisir féminin - RestonsEnForme. com
  6. Desmond Morris : The Clitoris, A-Spot, G-Spot and U-Spot
  7. Enquête sur la sexualité en France, Nathalie Bajos et Michel Bozon, coord. Nathalie Beltzer, La Découverte 2008.
  8. Damien Mascret, Le syndrome d'excitation génitale persistante, Le Généraliste, N°2413, 01.06.2007
  9. Groupe de soutien au PSAS
  10. Excitées à en perdre la tête, sur Doctissimo

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

Recherche sur Amazon (livres) :



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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/11/2009.
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