Priapisme

Le priapisme est une situation pénible et potentiellement dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.



Catégories :

Pénis - Anatomie de l'appareil reproducteur masculin - Appareil reproducteur - Urgence médicale - Problème physique affectant la sexualité - Terme médical commençant par P

Définitions :

  • Pathologie qui consiste en une érection anormalement prolongée du pénis en l'absence de toute stimulation; Vif appétit sexuel, et par... (source : fr.wiktionary)
  • Érection prolongée et douloureuse, non liée à une stimulation érotique. (source : sex-shop.class-sex)
Figure ithyphallique (exhibant un priapisme marqué), fresque murale, Pompéi

Le priapisme (du grec πριαπισμός, érection) est une situation pénible et potentiellement dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.

Le priapisme est une urgence médicale et a besoin d'être traité par un médecin qualifié.

Les mécanismes du priapisme sont mal compris, mais ils impliquent des facteurs neurologiques et vasculaires complexes. Il peut être associé à une activité sexuelle prolongée, à la leucémie, à la maladie de Fabry, à des désordres hématologiques (comme la drépanocytose), à une maladie cérébro-spinale (comme la syphilis), à une infection génitale, à certaines blessures de la colonne vertébrale, ou à une inflammation (Beers & Berkow, 1999). Le priapisme peut être génèré par des médicaments comme certains antidépresseurs, des antihypertenseurs, des anticoagulants et des corticostéroïdes. Il peut aussi être un symptôme de privation de drogues comme l'héroïne. Le priapisme accompagne fréquemment les blessures de la colonne vertébrale ou les traumatismes de la mœlle épinière. C'est en partie parce qu'une grande partie des signaux transmis par la mœlle épinière aux organes sexuels sont inhibiteurs : dès qu'ils disparaissent le pénis est désinhibé et entre en érection.

Une des classes de médicaments les plus efficaces pour provoquer un priapisme et lutter contre la dysfonction érectile est constituée par les inhibiteurs de type 5 (PDE5) aux phosphodiestérases comme le sildénafil (plus connu sous le nom de Viagra), le tadalafil et le vardénafil. L'injection d'alprostadil est aussi efficace pour provoquer un priapisme et lutter contre la dysfonction érectile. L'antidépresseur/sédatif trazodone a été associé lui aussi au priapisme.

Quand les mantes religieuses copulent, le fait que la femelle mange la tête du mâle provoque une désinhibition de l'instinct de saillie chez le mâle et rend la copulation plus efficace. On dit aussi qu'un pendu entre en érection et peut éjaculer. Mais ici la cause n'est pas une désinhibition du pénis, mais est due au fait que le sang afflue vers les extrémités inférieures du corps lors de la pendaison.

Les complications potentielles incluent l'ischémie, la coagulation du sang retenu dans le pénis (thrombose) et l'endommagement des vaisseaux sanguins du pénis qui peut avoir comme conséquence une fonction érectile diminuée ou une impuissance. Dans les cas sérieux, la gangrène peut survenir et au pire rendre indispensable la castration ou l'ablation du pénis.

Il faut immédiatement consulter un médecin si une érection se prolonge au-delà de quatre heures. Le plus souvent, on dirige le malade vers les urgences. La thérapie à ce stade consiste à aspirer le sang du corps caverneux sous anesthésie locale. Si cela ne suffit pas, on peut pratiquer des injections de pseudoéphédrine pour y aider. Tout cela ne peut être exécuté que par un urologue expérimenté, le patient restant constamment sous contrôle hémodynamique, car la pseudoéphédrine peut provoquer hypertension et bradycardie.

Si l'aspiration échoue et que la tumescence se reproduit, on tente alors la chirurgie en essayant d'inverser l'état priapique en faisant passer le sang des corps caverneux rigides dans les corps spongieux (qui contiennent le gland et l'urètre). On débute par des shunts distaux, suivis de shunts proximaux.

Dans les shunts distaux, comme les shunts de Winter, il faut percer le gland (la partie distale du pénis) dans un des corps caverneux, où le sang stagnant est retenu. Ainsi le sang quitte le pénis et la circulation redébute. Cette procédure peut être exécutée par un urologue au chevet du malade.

Dans les shunts proximaux, comme les shunts de Quackel, c'est plus compliqué car il faut ouvrir le périnée à l'endroit où les corps caverneux rencontrent les corps spongieux, faire une incision aux deux et suturer les deux ouvertures.

Le nom vient de dieu Priape, et fait allusion à son attribut le plus remarquable : une version intéressante de ce mythe de Priape veut qu'il ait été puni par les dieux pour avoir essayé de violer une déesse ; on lui donna en punition d'énormes attributs de bois, ensemble énorme mais inutile. La contrepartie féminine de cet état est connue sous le nom de clitorisme.

Recherche sur Amazon (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Priapisme.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/11/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu